La Chine 
 
informations générales

Nom officiel : République populaire de Chine

généralités
Superficie : 9.561.000 km2
Population : 1,3 milliards
Capitale : Pékin (Beijing)
Villes principales : Shanghai, Canton, Tianjin, Chongqing, Wuhan
Langue officielle : Chinois
Président de la République, M. HU Jintao (15.03.03) - Vice-Président, M. ZENG Qinghong
Fête nationale : 1er octobre
Consulats généraux de France : Hong Kong, Shanghai, Canton, Wuhan, Chengdu et section consulaire de Pékin.

démographie
Croissance démographique : 0,8 % (moyenne annuelle décennie 1995-2005)
Espérance de vie : 71,6 ans
Taux d’alphabétisation : 85 %
Peuples et ethnies : Chinois han (93%) et 55 minorités (mongole, mandchoue, tibétaine...)
Religions : officiellement sans, bouddhisme, taoisme, islam, catholicisme, protestantisme

économie
Monnaie : YUAN (1 EUR= 9,90 CNY (Yuan) 01/2006)
PIB (2004) : 1.650 milliards de dollars US
PIB par habitant (2004) : 1.270 dollars US
Taux de croissance (2004) : 9,5%
Taux de chômage urbain (2004) : 4,1%
Taux d’inflation (2004) : +3,9%
Principaux clients : Etats-Unis, Union européenne, Hong Kong, Japon.
Principaux fournisseurs : Japon, Union européenne, Taiwan, Corée du Sud, Etats-Unis
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 15%
- industrie : 53%
- services : 32%

   faire
- toujours négocier une prestation et s'entendre sur le prix avant celle-ci
- Mettre de l'anti-moustique dans le sud du pays.
- vérifier en détails les prestations de service qu'on vous propose
- sortir accompagné le soir dans les quartiers populaires des grandes villes.

   ne pas faire
- faire perdre la face à son interlocuteur
- perdre patience ou/et crier
- manquer de pudeur dans les lieux publics (embrassade, shorts..)
- parler politique.


vols

les vols pour s'y rendre
Des vols directs existent entre la France et la Chine sur Air France et Air China. Les prix varient tout l'année. 12 heures de vol sont nécessaires pour se rendre en Chine avec un décalage horaire de +7 heures par rapport à Paris.
Il existe des compagnies auprès desquelles vous pouvez trouver de meilleurs tarifs comme British Airways, Lufthansa, KLM, SAS et Alitalia qui sont de bonne qualité, mais vous devrez faire une courte escale en Europe. Singapore Airlines et Thai Airways proposent également de bonnes solutions pour le sud de la Chine, mais avec une escale à Singapour ou Bangkok.

Sur place, Air China et d'autres compagnies locales vous proposent un bon réseau vers la plupart des grandes villes chinoises.

Le moteur de vol en ligne sur notre site est celui d'Opodo qui permet la réservation et le paiement en ligne de vols vers le monde entier :
lien vers les vols sur ASIE HOTELS.

Lien vers les principaux sites des compagnies aériennes :
- Air France
- Air China
- Cathay Pacific
- Lufthansa
- Thai Airways
- Singapore Airlines
- Dragonair


hébergement

L'hébergement est de qualité variable en Chine et on ne choisira pas d'hôtel de moins de 3 étoiles. On peut difficilement trouver hôtel en dessous de 40 EUR. Il aura souvent la climatisation, une salle de bains complète et un restaurant. L'accueil y est souriant. La restauration y est de qualité variable et les prestations diffèrent d'un hôtel à l'autre.

Voir la liste des hôtels à :
CANTON - CHENGDU - DALI - GUILIN - JIUZHAIGOU - KUNMING - LIJIANG - PEKIN (CENTRE) - PEKIN (CHAO YANG) - PEKIN (EST) - PEKIN (OUEST) - SHANGHAI (CENTRE) - SHANGHAI (HUANPU) - SHANGHAI (PUDONG) - XIAN - YANGSHUO - ZHONGDIAN.


visas et taxes aéroport

Un visa est obligatoire pour les ressortissants français séjournant pour de courtes ( 60 jours maximum pour un visa touristique) ou longues durées en Chine. Les ressortissants français sont dispensés de visa de transit pour un séjour de 48 heures à Shanghaï. Le passeport doit être valide au moins six mois après la date de sortie du territoire. Il est très difficile d’obtenir un visa touristique à plusieurs entrées. Avant le départ, il convient de vérifier que la période de validité du visa accordée par les autorités chinoises correspond bien à la durée du séjour demandée, au risque de faire face à des déconvenues désagréables en cas de dépassement involontaire de la durée de séjour autorisée (amendes d’un montant minimum de 500 yuans par jour, jusqu’à 5000 yuans maximum (600 euros).

Les ressortissants français qui désirent, au cours de leur voyage en Chine, se rendre à Hong Kong ou Macao, puis revenir en Chine continentale pour y prendre un avion de retour vers l’Europe, doivent obtenir un visa comportant au minimum deux entrées. A défaut d’un tel visa, ils devraient solliciter un nouveau visa de la part des autorités chinoises afin de regagner Pékin, Shanghaï ou Canton. Cette formalité demande parfois plusieurs jours de délai.

Le visa ne donne en aucun cas accès au Tibet, soumis à un permis spécial. Tout contrevenant s’expose à une lourde amende, voire à l’emprisonnement.

Taxe aéroport : La taxe locale d'aéroport est généralement de 10 Dollars US à régler avant de prendre l'avion.

Ambassade de France en Chine : 3, 3ème rue Est San Li Tun - Chao Yang Qu - 100020 Beijing - tél +86 (10) 653 213 31 (à 34) ; fax +86 (10) 653 247 57

Ambassade de Chine en France : 11, avenue George V - 75008 Paris - tél 01 47 23 34 45 - fax 01 47 20 24 22
Consulat: 9 av. V. Cresson 92130 ISSY LES MOULINEAUX - tél. 01 47 36 77 90


santé

Bactérie d’origine porcine :
Depuis fin juin 2005, plusieurs cas de " lymphadenite à streptocoque sui " ont été enregistrés chez des fermiers de la province du Sichuan (Chine du sud ouest), principalement dans deux villes : Zijiang et Neijiang. C’est une maladie habituellement du porc mais qui peut être transmise à l’homme par contact rapproché. La bactérie responsable de cette maladie est le streptocoque sui qui est sensible à nombre d’antibiotiques. Les symptômes chez l’homme sont une fièvre élevée, des nausées, des vomissements, des hémorragies cutanées et des muqueuses. Les cas graves sont dus à la généralisation de l’infection non traitée par des antibiotiques.

Il est vivement conseillé de :
- éviter tout contact avec des porcs dans cette région ;
- de ne pas consommer de viande de porc provenant du Sichuan ;
- consulter un médecin si, après avoir été en contact avec un animal malade vous présentez des signes de cette maladie.

Une grande prudence est recommandée aux voyageurs individuels se rendant en Mongolie intérieure, notamment dans les zones éloignées des centres urbains, comme l’atteste une agression récente perpétrée à l’encontre de touristes français. Il est particulièrement recommandé de veiller au sérieux de l’agence locale organisant le voyage.

Grippe aviaire :
La Chine a notifié plusieurs cas de transmission humaine du virus H5N1. La plupart de ces cas ont été confirmés par des analyses fiables de laboratoire. Sur invitation du Ministère de la Santé chinois, l’Organisation Mondiale de la Santé participe à une mission commune dans la province de l’Anhui. A ce stade, les séjours en Chine et en particulier dans la province de l’Anhui ne sont pas déconseillés.

Les recommandations générales d’hygiène ci-dessous, pour les voyageurs qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées : - éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs ; - se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou un soluté hydro-alcoolique qu’il est conseillé d’emporter dans ses bagages. La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs, lors de leur séjour, d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles.

Pour de plus amples renseignements, consulter :
- Le site du ministère de la Santé et de la protection sociale :
Recommandations sanitaires aux voyageurs 2004 - dossier : voyageurs
- Institut de Veille sanitaire : Recommandations sanitaires aux voyageurs 2004 / BEH du 22 juin 2004
- Le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Numéros utiles en Chine :
- Médecin de l’Ambassade de France :(010) 65.32.35.15. Portable: (010) 137.01.22.43.21 Permanence ambassade : (010) 65.32.13.31. - Fax : (010) 65.32.47.57.
- Clinique internationale/ Centre de secours A.E.A. de Pékin (en cas de rapatriement sanitaire). Tél. : (010) 64.62.91.12 ou (010) 64.62.91.00. - Fax : (010) 64.62.91.11.
- Centre médical international de Pékin (Clinique "Lufthansa"). tél. : (010) 65.65.13.84. ou 64.65.13.94. - Fax : (010) 64.65.19.84.
- Pumch (hôpital de la Concorde ou de la Capitale). Tél. : (010) 65.13.50.02. ou (010) 65.29.52.69. ou (010) 65.29.52.84.
- Beijing United Family Hospital (010) 64.33.39.60.
- Hopital Santa Theresa à Hong Kong, pour toute intervention neuro-chirurgicale complexe. (0852) 27.11.91.11.

A Shanghai
- Permanence consulat : 00.86.136.0160.7871
- Premiers secours : 120
- Hôpital Rui Jin (plusieurs médecins francophones) : (021) 64.37.00.45
- Hôpital Hua Shan (idem) : (021) 62.48.99.99/62.48.39.86
- Hôpital Hua Dong : (021) 62.48.31.80
- Hôpital United Family : Rendez-vous : (021) 51.33.19.00, extension 1922 ou 1936, urgences 24h/24 : (021) 51.33.19.99
- Centres de soins World Link : Nanjing Lu : (021) 62.79.76.88, Mandarine City : (021) 64.05.57.88, Xingtiandi : (021) 63.85.98.89
- Médecin-conseil du Consulat Général de France: Dr Matthaus (021) 63.85.98.89, et portable : 00.86.138.1863.4892.

A Canton
- Hôpital du peuple n°1: (020) 81.08.30.90.
- Hôpital Sun Yat Sen : (020) 87.75.57.66.

A Pékin
- Ambassade de France en Chine. Tél : (86) (10) 85.32.80.80 - Fax : (86) (10) 65. 32.47.57 ou 65.32.48.41.
- Médecin français (heures ouvrables) : (86)10.65.32.35.15. - Portable : 137.01.22.43.21 (24 h sur 24).
- Bureau de la police en charge de la circulation routière.Tél. : 122 (24 h sur 24). - Tél. : 68.39.90.03 (24 h sur 14) ou 68.31.73.08 (heures ouvrables).

A Shanghai
- Consulat général de France : Tél.: (86) (21) 61.03.22.00. Fax : (86) (21) 63.41.10.55. Portable de permanence (en cas d’extrême urgence seulement) : (86) 136.01.60.78.71.
- Médecin français : Dr Matthaus (021) 63.85.98.99, portable 00.86.138.1863.4892
- Bureau de la sécurité publique (police) : (86) (21) 28.95.19.00.

A Canton
- Consulat de France : Tél. : (86.20) 83.30.34.05. Fax : (86.20)83.30.34.37. Permanence assurée pendant le week-end.

A Wuhan
- Consulat général de France : Tél. : (86) 27.85.77.84.03. Fax : (86) 27.85.77.84.04.


à visiter

Pékin et la Grande Muraille

La Place Tian’anmen
Derrière la porte Tian’anmen, se trouve le Palais impérial. Au centre de la place, se dresse le Monument aux Héros du Peuple, un symbole de la libération et de l’indépendance nationales. Au sud de la place, dans le Mémorial se repose un grand homme-Mao Zedong. A l’ouest, c’est le parlement chinois -- le grand Palais du peuple, et à l’est, le musée de la Révolution et de l’Histoire de Chine. Aux deux côtés de la porte Tian’anmen, ce sont le Parc Sun Yat-Sen et le Palais de la Culture des Travailleurs. Au sud de la place se dresse l’imposante porte Zhengyangmen et le pavillon des Flèches. Toutes ces constructions sont d’un intétrêt précieux et historique. La place Tian’anmen est le centre politique et culturel de la Chine. Tout proche d'elle se trouvent des quartiers commerçants.

Palais impérial (Cité interdite)
Le Palais impérial , qu’on appelle aussi Cité interdite. De 1420 à 1911, durant 491 ans, il a été la résidence principale de 24 empereurs des Ming et des Qing. C’est aussi l’ensemble architectural d’anciens palais le plus vaste et le mieux conservé du monde.
S’étendant sur plus de 72 hectares, le Palais impérial compte 9 999,5 pièces, protégé par une muraille d’enceinte de 10 mètres de haut, de 960 mètres de long du nord au sud, et de 750 mètres de large d’est à ouest. Une douve large de 52 mètres contourne toute la muraille. Ainsi, c’est une cité dans la cité.
La plupart des bâtiments ont été construits en bois. Les grosses colonnes en bois dressées sur des socles de marbre supportent la toiture magnifiquement décorée et couverte de tuiles vernissées jaunes. Les principaux bâtiments jalonnent l’axe central qui est aussi l’axe de la ville de Beijing, et les autres se répartissent sur les deux côtés, en respectant le principe de la symétrie. Toute la disposition offre un aspect majestueux.
L’architecture a divisé la Cité interdite en deux parties : la cour extérieure et la cour intérieure. La cour extérieure, oè le souverain recevait ses ministres et présidait les grandes cérémonies officielles, abrite la salle de l’Harmonie Suprême (Taihe), la salle de l’Harmonie Parfaite (Zhonghe) et la salle de l’Harmonie Préservée (Baohe) ainsi que les bâtiments latéraux principaux -- la salle de la Gloire Littéraire (Wenhua) et la salle des Prouesses Militaires (Wuying). La cour intérieure comprend surtout le palais de la Pureté Céleste (Qianqing), la salle de l’Union (Jiaotai) et le palais de la Tranquillité Terrestre (Kunning), qui sont entourés respectivement par les Six Palais de l’Est et les Six Palais de l’Ouest, La cour intérieure servait de cabinet de travail à l’empereur et d’appartements à la famille impériale et aux concubines.

La Grande Muraille
La Grande Muraille est une construction mondialement connue. Pendant plusieurs milliers d’années à partir de l’époque des Royaumes combattants, les rois et les empeureurs ont entrepris , l’un après l’autre, des travaux gigantesques, afin de protéger leurs Etats des incursions des nomades du Nord, et ainsi a été mis en place cet énorme système d’ouvrages de défense.
La Grande Muraille de Badaling, située à 70 km au nord-ouest de la ville de Beijing, est l’ouvrage le plus remarquable bâti par la dynastie des Ming.
La colline Badaling se situe à l’extrémité nord de la vallée oè se trouve la passe Juyongguan, et sous les Ming, elle servait de paravent de protection de la capitale. Du haut du nort de Badaling, on voit au loin des tours d’alterte, reliées par des tron’ons de muraille. C’était , à l’époque, un avant-poste de Badaling. A l’extérieur de la porte nord, près de la passe Suoyaoguan, se dresse une tour en brique , qui abritait alors le poste de commandement de l’avant-poste de Badaling. Elle a été construite en 1571 , en l’an 5 du règne de Longqing des Ming. Trois officiers et 788 soldats y stationnaient , avec une grande quantité de munitions et d’armes.
Aujourd’hui , dans la zone de Badaling, on peut encore trouver le musée de la Grande Muraille et un cinéma panoramique de premier ordre en Asie.

Le Temple du Ciel
Construit en 1420, soit en l’an 18 du règne de l’empereur Chengzu, le Temple du Ciel était un lieu de prière oè les empereurs des Ming et des Qing venaient implorer les Dieux de leur accorder de bonnes récoltes, des pluies bienfaisantes et oè ils rendaient hommage au Ciel. Occupant une superficie de 273 hectares, il est entouré de deux enceintes successives de forme circulaire au nord et carrée au sud. Cette structure correspond à la conception de l’univers prévalant en Chine antique, selon laquelle , le ciel est rond et la terre est carrée. Les principaux édifices du Temple du Ciel comprennent : la salle des Prières pour les bonnes récoltes, la Voête céleste impériale et le Tertre circulaire qui sont tous reliés par une voie pavée de briques, large de 30 mètres, et rehaussée de 4 mètres , et flanquée de rangées de cyprès. L’emsemble respire la solennité

Les tombeaux des Ming
Les tombeaux des Ming abritent la sépulture de treize empereurs de la dynastie des Ming. Situés sur le versant sud du mont de la Longévité céleste (Tianshou), dans le district de Changping, municipalité de Beijing. Faisant face à une rivière qui serpente dans le sud, les différents tombeaux sont chacun protégés par une colline.
En 1409, soit en l’an 7 du règne de Yongle des Ming, débutait la construction du premier tombeau, le changling; le dernier tombeau -- le Siling -- fut construit 200 ans plus tard, tout juste après la fondation de la dynastie des Qing. Sur les seize empereurs que compte l’époque des Ming, trois ne furent pas inhumés ici, le fondateur Zhu Yuanzhang ayant son tombeau à Nanjing. Les treize empereurs enterrés au mont de la Longévité céleste sont : Chengzu, Renzong, Xuanzong, Yingzong, Xianzong, Xiaozong, Wuzong, Shizong, Muzong, Guangzong, Shenzong, Xizong et Sizong. En outre, furent inhumées ici 23 impératrices , une concubine favorite et plusieurs dizaines de dames de cour.
Aujourd’hui, les tombeaux Changling, Dingling et Zhaoling sont ouverts au public.
Les tombeaux des Ming sont le plus important groupe de nécropoles impériales en Chine. De tailles différentes, les treize tombeaux sont conservés en bon état, que ce soient leurs constructions extérieures ou les architectures souterraines.
En 1957 , les archéologues chinois ont bien mené des fouilles importantes sur le tombeau Changling, et mirent au jour le palais souterrain du tombeau, avec quelque 3 000 objets très précieux, entre autres : la couronne de phénix de l’impératrice, les tuniques à motifs de dragons de l’empereur, des couronnes d’or et un grand nombre d’objets d’or et d’argent.

Le Palais d’Eté
Construit au moment de l’histoire prospère des jardins chinois, le Palais d’Eté demeure un grand jardin impérial bien préservé qui possède une énorme valeur culturelle. Sous la dynastie des Qing, il servait à l’empereur et à ses concubines de lieux d’habitation et de loisir. Il fut aussi un endroit où l’empereur s’occupait des affaires d’Etat. La construction du Palais d’Eté commença en 1750. Il fut détruit en 1860 par les troupes franco-anglaises et reconstruit en 1888. En 1900, l’armée coalisée des huit puissances envahit Beijing et le Palais d’Eté souffrit encore une fois de graves déprédations. C’est en 1903 qu’il fut restauré. La pagode du Parfum du Bouddha, la Longue Galerie couverte, le Bateau en marbre, la rue Suzhoujie, le jardin de L’Harmonie, tous sont des chefs-d’oeuvre de l’art architectural.
Les construtions et les paysages du Palais d’Eté concrétisent les caractéristiques traditionnelles de l’art des jardins. A la beauté naturelle se mêle la beauté artificielle : le Palais d’Eté devient un immense rouleau de peinture de paysage.
Le Palais d’Eté couvre une superficie de 290 ha dont les lacs occupent les trois quarts . Sur le lac Kunming, près du pont à dix-sept arches, les bâteaux construits à l’exemple des navires impériaux d’antant sont réservés aux touristes pour qu’ils puissent faire une promenade sur le lac Kunming.
Dans le Palais d’Eté le restaurant Tingliguan est connu pour sa cuisine de Cour et son ambiance de culture impériale. Sur la digue ouest, on peut pêcher à la ligne pour se distraire. Il y a aussi des magasins de souvenirs et d’objets d’artisanat.

La lamaserie Yonghe
Construit en 1694 , la lamaserie Yonghe est le plus grand temple de lamas de Beijing. C’était à l’origine l’ancienne résidence de l’empereur Yongzheng des Qing avant son accès au trône. Elle fut convertie en 1744 en un temple lamaïste appartenant aux Ghelug-pa du bouddhisme tibétain (la secte jaune).
La lamaserie Yonghe est un modèle de la combinaison des styles architecturaux tibétain et han. S’étendant sur une superficie de 66 000 mètres carrés et mesurant 400 mètres du nord au sud et 200 mètres d’est en ouest, elle est constituée de trois parties principales : la cour Baofang, le jardin et les bâtiments. Les bâtiments comprennent sept groupes d’architectures et cinq cours successives, avec un millier de pièces au total. Les salles de la lamaserie abritent beaucoup de statues bouddhiques, ainsi que de nombreux objets de valeur, comme par exemple des peintures et des calligraphies, des sculptures, des broderies de soie et des costumes.

Guilin

Le paysage du Lijiang
Partant du mont Diecai et de la Colline en Trompe d’Eléphant, un bateau de tourisme descend le Lijian jusqu’à la ¨galerie de peinture¨ et au mont des lotus de Yangshuo. Le trajet , long de 83 km, constitue une véritable galerie naturelle attrayante. A travers la brume du Lijiang, nombre de rochers aux formes curieuses surgissent devant les yeux des visiteurs; chaque rocher, comme un lotus sorti de l’eau, projette sa silhouette dans la rivièvre. Plus loin, on peut voir la Plage du Riz, le Rocher de la Fée, la Pierre d’attente du mari, l’Etang du gong et du tambour, rocher en forme de couronne, et le village des pêchers. En descendant de Yangti, on voit d’abord une falaise abrupte au bord du Lijiang, le fameux Mont de la Peinture ( Huashan). Il est tacheté de couleurs variées et , l’imagination aidant, on peut discerner les contours de neuf chevaux hennissant vers les nuages ou s’abreuvant au bord de l’eau, différents les uns des autres.
Plus en aval, à Huangbutan( Plage de Tissu jaune), le Lijiang s’élargit tout à coup et l’eau se fait plus claire et plus calme avec des rochers aux formes plus bizarres. Sur la berge s’élèvent sept pics qui ressemblent à autant de filles gracieuses qui, appuyées l’une sur l’autre, contemplent calmement la rivière. Plus loin, on arrive au bourg de Xinping au cachet ancien et calme, la colline Caishi en avant plonge directement dans l’Etang aux Banians, et le mont Wuzhi derrière, rivalise de beauté avec elle. Enfin, on arrive à Yangshuo, un port fluvial.

Yangshuo,
en aval du Lijiang, Yangshuo est la fin de ce décor prodigieux et prenant qu’offre leLijiang, renommé comme ¨le plus beau site de Guilin¨. Une dizaine de montagnes, disposées en cercle, à l’image d’un lotus étalant ses pétales, entourent le bourg de Yangshou. Les paysages de Yangshuo comprennent une dizaine de lis depuis le Rocher de la Couronne jusqu’à Xinping. C’est un des sites les plus représentatifs du Lijiang. Il y a beaucoup d’autres sites pittoresques dans le district de Yangshuo et aux environs.

La grotte Ludiyan (Rochers des Flêtes de Roseaux)
située au nord-ouest de Guilin, est plus grande et encore plus pittoresque que la grotte précédente. La grotte Ludiyan se cache sur le côté d’une colline, elle paraît peu profonde et étroite; à l’entrée de la grotte poussent des roseaux, avec lesquels les gens du coin confectionnent des flêtes pour jouer des aires populaires, d’oè son nom. Dans la grotte, des stalactites et des stalagmites se présentent comme un monde fabuleux d’un conte: trésors, ivoires, émeraudes, satins , champs et collines vous sautent aux yeux sous l’effet de la lumière des lampes. Ils ont pris leur forme actuelle au bout des millions d’années. On visite la grotte Ludiyan, comme l’exposition artistique d’un sculpteur: la nature. Certains piliers et tiges en pierre frappés doucement donnent des sons métalliques, il semble qu’on assiste à un concert . On dit de cette grotte que c’est un ¨Palais artistique de la grande nature¨.

Xian

Les fosses des statues
de guerriers et des chevaux en terre cuite des Qin sont situées près du côté de l'Est du tombeau de l'empereur Shihuangdi, le premier de la dynastie des Qin, dans le district de Lintong, au nord-est de Xi'an, capitale de la province du Shaanxi, En Chine du Nord-Ouest.
D'une grande envergure, la construction du tombeau de l'empereur Shihuangdi (221-207 av. J.-C.) dura 40 ans. Les fosses des guerriers et des chevaux en terre cuite constituent une partie du tombeau. On a mis au jour 3 fosses à statues de guerriers et de chevaux. La fosse No1, la plus grande d'entre elles, à 5 m de profondeur, 230 m de longueur d'est en ouest et 62 m de largeur du nord au sud, couvrant une superficie de 14 000 m². 38 colonnes de statues s'y alignent. Aujourd'hui, on a exhumé 500 statues de guerriers, 6 chars et 24 chevaux en terre cuite. Les guerriers hauts de 1,80 m donnent une image vivante et les expressions des visages sont très variées. Les fosses à statues de guerriers et de chevaux sont dignes d'être l'une des merveilles du monde.

A l'ouest du tombeau de l'empereur Shihuangdi des Qin, on a découvert deux groupes de voitures à chevaux de facture précieuse (échelle 0,5) et des statues en brouze harmonieusement modelées. Les quatre chevaux en bronze semblent vivants. Le cocher en bronze est assis droit sur son siège. L'ensemble pèse 170 kilos.

Le tombeau Zhaoling C'est le tombeau de Li Shimin, l'empereur Taizong de la dynastie des Tang. Il est situé sur le mont Jiujun d'une altitude de 1 188 m, dans le district de Liquan, au nord-ouest de Xi'an, capitale de la province du Shaanxi.

A l'est et à l'ouest du tombeau, les montagnes s'étalent majestueusement. Le tombeau Zhaoling est surélevé. Les tombeaux des princes, des concubines et des dignitaires se trouvent sur les deux côtés. Ce mausolée a 10 km de périmètre et couvre une superficie de 300 000 mus (1 mu=1/15 ha). Il rassemble 160 tombeaux. Six coursiers sculptés en pierre se trouvent devant le tombeau Zhaoling. Ce sont de magnifiques sculptures.

Le tombeau Qianling Situé sur le sommet nord des monts Liangshan, dans la banlieue du district de Qianxian, le tombeau Qianling abrite les cercueils de l'impératrice Wu Zetian et de son mari Li Zhi, l'empereur Gaozong des Tang. Au pied de cette montagne, sur une distance de 80 lis (1 li =0,5 km) sont dispersés les tombeaux des princes, des princesses et des ministres. Le tombeau Qianling est le mieux conservé parmi les 18 tombeaux impériaux des Tang dans la région de Guangzhong du Shaanxi. C'est aussi la seule nécropole qui n'ait jamais été pillée. Par conséquent, il possède une valeur historique particulière.

Devant le tombeau Qianling, il y a encore un groupe de sculptures sur pierre. 61 statues de pierre furent sculptées sous le règne de Wu Zetian, à la mémoire de son mari. Ces statues de grandeur nature ont pris pour modèle des représentants des chefs de tribu. Vêtus d'habits de minorités nationales, ils sont en train de prier, debout des deux côtés du chemin. Cela prouve qu'à ce moment-là, les contacts entre la Chine et ces régions étaient fréquents. A côté du tombeau, se trouvent le tombeau de la princesse Yongtai et le tombeau du prince Zhanghuai. Les fresques de ces tombeaux sont des oeuvres d'art très précieuses.

Shanghai

Shanghai est la mégepole de l'ouest, ville champignon qui attire des milliers d'immigrants chaque année. Les grands villes occidentales n'ont rien à envier à son modernisme, ses centres commerciaux et sa vie nocturne. Ancien comptoir colonial français, Shanghai a gardé dans la vieille ville le charme d'anciens bâtiments où l'on peut flâner, shopper et dîner.

A l'embouchure du Yangzi, elle occupait un position idéale pour devenir un grand port de commerce et bâtit sa fortune sur l'opium, la soie et le thé.

La vieille ville n'a encore rien perdu de son attrait, et les anciens bâtiments conservent un charme colonial. La ville chinoise, qui abrite les délicieux jardins de Yuyuan et le bazar, demeure un labyrinthe ruelles. Dans l'ancienne concession internationale se trouve la "ville française", dotée d'une étonnante architecture fin de XIXe siècle. Nanjing Road (rue de Nankin), un peu en déclin, est longtemps passée pour les Champs-élysées chinois. Place Renmin, une batterie de fast-foods s'affichent ostensiblement face au palais de la culture des Travailleurs. Enfin, du Bund (terme anglo-indien désignant un quai sur une berge boueuse), symbole de Shanghai, se dégage une certaine sérénité : son mélange d'architecture néoclassique des années 30 et d'architecture monumentale égyptienne rappelle l'époque où le Bund était le Wall Street de Shanghai. L'un des établissements les plus célèbres de l'époque était la firme anglaise Jardine Matheson & Company, qui possède aujourd'hui environ la moitié de Hong Kong.


littérature

Grandeur et faiblesses de la littérature chinoise

La littérature chinoise a partagé longtemps le destin d'une classe, celle des lettrés. De là ses hauts et ses bas. Le mot wen signifie littérature et aussi celui qui désigne le pouvoir civil, par opposition à la force militaire Wu.

En temps de paix, l'organisation de la cité appartenait aux lettrés. Dès l'Antiquité, les philosophes de diverses écoles, tout en se querellant, erraient de cour en cour, à la recherche d'un monarque éclairé, docile à leurs conseils. Le pouvoir des lettrés devait être considérable dès le IIIe siècle av. J.-C., puisque Shihuangdi des Qin (221-206 av. J.-C.) qui unifia l'empire par la force et voulait instaurer le règne de la loi, ordonna partout de brûler les livres. Les lettrés se relevèrent rapidement de ce désastre. La dynastie des Han (206-220 av. J.-C.), dont l'oeuvre inspira 2 000 ans d'histoire chinoise, vit à la fois la victoire des confucianistes sur les autres doctrines et leur accession à la direction des affaires. Pourtant le fondateur de la dynastie des Han, Liu Bang, était un homme du peuple, plein d'aversion pour les lettrés. Selon ses dires, il avait gagné l'empire à dos de cheval et se souciait peu de livres. " Vous l'avez gagné à dos de cheval, lui dit le savant Lu Jia, mais pourrez-vous le gouverner à dos de cheval? " L'empereur, confondu, consentit à écouter les conseils des héritiers de Confucius. Ce jour marqua le début de leur fortune. Le fameux système des examens consolida plus tard leur emprise sur le gouvernement et l'administration. Comme les candidats aux fonctions publiques étaient jugés sur leurs aptitudes littéraires et notamment poétiques, les lettrés étaient aussi des littérateurs. La domination de ces hommes de lettres sur la vie politique ne prit vraiment fin qu'au XXe siècle, avec l'empire lui-même.

La classe des lettrés devait d'abord son pouvoir à la maîtrise d'une technique, l'écriture. On connaît la difficulté de l'écriture chinoise et l'effort de mémoire qu'elle impose. On sait moins que jusqu'au XXe siècle, loin de se contenter de transcrire le langage parlé, elle était elle-même un langage. Ses règles, ses conventions n'étaient pas les mêmes que celles de la langue parlée. Si elle évoluait, c'était beaucoup plus lentement que celle-ci et selon ses propres voies. L'écrivain ne travaillait pas sur des mots mais sur des " caractères ". Cultivé jusqu'à la limite de ses possibilités par une classe dont il assurait la suprématie, l'art d'écrire a produit d'admirables chefs-d'oeuvre et aussi, il faut le reconnaître, quantité d'oeuvres techniquement parfaites mais dépourvues d'inspiration. Au service de cet art dont la splendeur illustrait sa réussite, la classe des lettrés avait mis très tôt les techniques les plus perfectionnées. Les artisans rivalisaient d'ingéniosité dans la fabrication, et les calligraphes dans l'utilisation, du papier, du pinceau et de l'encre. La Chine inventa l'imprimerie plusieurs siècles avant Gutenberg. Pour assurer la conservation des classiques, ou d'une manière générale de toutes sortes de textes, les graveurs sur pierre égalaient les artisans du livre, et leur art couvrait le pays d'une profusion de stèles. Les respect de la tradition, l'étude passionnée de l'Antiquité firent naître et croître la philologie, la lexicographie et la bibliographie. Profitant de tant de soins, la littérature s'est tout naturellement épanouie et l'héritage des anciens maîtres s'est transmis régulièrement et proposé en modèle de génération en génération.

L'influence des grands auteurs et du génie populaire
Toutefois, les lettrés avaient des points communs: l'orgueil de leur savoir et l'amour ou du moins le respect de l'art d'écrire. Ils sont accusés, depuis la révolution littéraire du XXe siècle, d'avoir méconnu et exclu de la littérature le théâtre et le roman en langue vulgaire, les deux seuls genres, d'origine populaire, où se soient vraiment illustrées les dernières dynasties impériales, les Yuan (1206-1368), les Ming (1368-1644) et les Qing (1644-1911). Si ces deux genres n'ont pris leur essor que tard en Chine, c'est la classe des lettrés qui en porte la responsabilité. Toutefois, ces lettrés n'ont pas manqué de découvrir dans la littérature orale des formes nouvelles, riches de promesses, mais qui sans eux auraient disparu sans laisser de traces. Que le peuple chinois soit doué du génie de la poésie, de la danse et du théâtre, nul n'en peut douter. Les pièces ou les films contemporains mettent souvent en scène des chanteurs populaires ou des choeurs alternés de garçons et de filles qui plaisantent, se taquinent ou se posent des devinettes, tout comme, aux origines mêmes de la civilisation chinoise, ces paysans dont les joutes poétiques se reflètent dans le Canon des poèmes Shi jing, la plus ancienne anthologie poétique et l'un des livres " classiques " les plus aimés. La littérature chinoise doit en réalité ses chefs-d'oeuvre à une sorte de collaboration, assez exceptionnelle, entre le peuple et l'élite cultivée. Les grands auteurs sont toujours restés proches du génie populaire. Leur perfection est un équilibre entre la tradition et le naturel.

Le rôle littéraire des philosophes
Plus encore que les noms de Platon ou de Descartes, l'histoire des littératures se doit de citer ceux des philosophes de l'antiquité chinoise. Pendant les derniers siècles de l'antiquité, avant l'avènement de l'empire, les écoles qui s'affrontent dans un bouillonnement de doctrines rivales ont grandement contribué à la formation de la langue et de la littérature. Confucius, tout comme Socrate, n'a laissé aucun ouvrage de sa main, sinon des compilations auxquelles on peut douter qu'il ait vraiment collaboré. Mais ses disciples ont brillamment défendu et illustré la doctrine du maître. Mencius, notamment, dans l'ouvrage qui porte son nom (Mengzi), a su donner à la prose chinoise une vivacité dans la discussion, une animation dans le dialogue, une souplesse dans l'exposé qui lui ont valu pendant des siècles l'admiration des lettrés. Hors de l'école confucéenne aussi se sont révélés de brillants polémistes. Si l'oeuvre de Mozi est verbeuse et pesante, celle de Han Feizi, le légaliste, est un modèle de netteté, celle des sophistes et des dialecticiens a attiré l'attention sur les problèmes du langage. Mais c'est parmi les taoïstes que se rencontrent les écrivains les plus séduisants. Le Livre de la Voie et de la Vertu (Dao de Jing) de Laozi fascine depuis longtemps les orientalistes : c'est sans doute le texte chinois le plus souvent traduit en Occident, encore que l'attrait qu'exercent son style hermétique, ses paradoxes, ses images fulgurantes ne soit pas toujours du meilleur aloi. Zhuang Zhou, l'auteur du Zhuangzi, est reconnu comme le plus grand écrivain de l'antiquité chinoise. Mieux encore qu'un polémiste mordant, c'est un poète visionnaire. Si les interprétations du Dao de Jing abondent, nul traducteur n'est encore honnêtement venu à bout du Zhuangzi.

C'est à l'aube de la littérature chinoise qu'apparaissent tous ces grands noms. Ils vont être pendant plus de 2000 ans les guides dont le génie inspirera maints imitateurs. Par exemple, le Canon confucéen n'a pas seulement assuré les bases de la société ; tout lettré, donc tout écrivain, en apprenait les livres par coeur dès son enfance. Rares ont été les poètes et plus encore les prosateurs à ne pas avoir utilisé, ne serait-ce que par allusion, ce patrimoine commun. C'est un recueil hétéroclite où figurent : un antique manuel de divination, le Yin Jing, dont Confucius faisait grand cas mais que l'érudition moderne désespère de percer à jour ; une série de trois rituels, dont l'un, le Zhouli, est un tableau systématique de l'administration du royaume idéal des Zhou ; les quatre premiers textes historiques chinois, soit le Canon des Documents (Shujing), trois fois répétées avec trois commentaires différents, dont le Zuo Zhuan ; un recueil d'Entretiens (Lunyu) de Confucius et de ses disciples, témoignage sans doute assez fidèle sur la pensée du maître ; l'ouvrage sur la piété filiale, le Xiaojing ; un lexique, le Er ya ; enfin, le Canon des Poèmes (Shijing), la première anthologie poétique de Chine, source où ont puisé les écrivains de tous les temps.

L'art d'écrire s'est exercé longtemps dans un monde clos. Il était plus facile de broder sur un thème ancien que d'appréhender le réel. Une description de la réalité eût paru plate ou incongrue. Elle n'était possible qu'à travers les catégories qui avaient servi de cadre à la vision des Anciens. C'est pourquoi tant d'auteurs ne parlent d'eux-mêmes, fût-ce des pensées ou des situations les plus originales, que par citations ou par allusions au faits et gestes des Anciens. On devine donc le poids de la tradition sur la littérature chinoise classique.

L'histoire
Par les liens étroits qui l'unissent d'une part à la philosophie et d'autre part à la littérature d'imagination, l'histoire occupe une position centrale dans la prose chinoise. C'est dans l'oeuvre des historiens que s'épanouit l'art du récit, cultivé par tous les prosateurs. Les plus anciens spécimens connus de l'écriture chinoise étant des textes divinatoires, gravés sur os ou sur écailles, on peut supposer que la classe des lettrés a commencé à se former dans l'entourage des devins. Mais elle a dû apprendre aussi très tôt des secrétaires, occupés dans les cours princières à la rédaction d'actes officiels ou à l'enregistrement de certains événements, traités, calamités naturelles, éclipses. D'anciennes compilations chronologiques, telles que les Annales des Printemps et Automnes, qui couvrent l'histoire du royaume de Lu de 722 à 481 av. J.-C., se bornent à recueillir sèchement de tels documents.. Plus fignolées sont les chroniques d'un autre ouvrage classique, le Canon des Documents, dont les chapitres authentiques témoignent d'un effort pour rationaliser les mythes, pour intégrer à l'histoire les figures légendaires des premiers souverains de la Chine. Dans un genre pseudo-historique qui tient à la fois de l'instruction philosophique et de la fiction, la prose antique a donné des chefs-d'oeuvre qui auront une longue influence. Ce sont des recueils d'anecdotes moralisantes, de conversations sur la politique, dont les thèmes et les héros peuvent être imaginaires. L'un de ces ouvrages, le Zuo Zhuan, est célèbre pour la précision de sa documentation et la vigueur de son style, et il fait partie de la série des classiques confucéens. Il se présente comme un simple commentaire des Annales des Printemps et Automnes mais en déborde. Quoiqu'il en soit, il manque au Zuo Zhuan, sous sa forme naturelle, une conception d'ensemble et une méthode pour mériter d'être considéré comme la première histoire de Chine. Ce titre revient à une oeuvre de l'époque des Han, les Mémoires historiques (Shi ji) de Sima Qian. L'auteur, l'un des plus grands de la Chine, fut historiographe à la cour de l'empereur Wu. La puissance et la prospérité de la Chine à cette époque, sa politique d'expansion, la splendeur de la cour, le développement des arts et des lettres ont donné un éclat exceptionnel au règne de ce souverain. Sima Qian, à l'aide des archives et des bibliothèques impériales, conçut et mena à bonne fin une histoire générale de la Chine depuis les origines jusqu'à son époque. Pour les âges les plus anciens, il suivit faute de mieux les chroniques ; il arrive que le merveilleux et la théorie politique dissimulent irrémédiablement la vérité historique. Mais plus il approche de son temps, plus sa documentation s'enrichit. Il verse dans son oeuvre des pièces d'archives ; il y cite des ouvrages de toute nature, parfois longs, en prose ou en vers, qui auraient disparu sans lui. Compilation de documents originaux scrupuleusement enregistrés, l'histoire de Sima Qian justifie des interprétations diverses et tendancieuses du passé. Elle reste en elle-même une source irremplaçable. Mais elle a d'autres mérites, d'abord son ordonnance. Elle se compose de cinq parties : 1. Des " annales impériales " où sont présentés les grands événements de chaque règne. 2. Des tables chronologiques et généalogiques. 3. Huit traités spécialisés portant sur des sujets fondamentaux, tels que l'histoire des rites, de la musique, de l'astronomie, des canaux, du commerce, etc. 4. Trente monographies consacrées surtout à l'histoire des grandes familles féodales. 5. Soixante-dix monographies consacrées surtout à des personnages importants et à leurs familles. Ces diverses séries de compositions ont un trait commun : ce sont des narrations linéaires qui suivent avec précision le déroulement systématique. Entre les annales, les traités et les monographies, les répétions sont nombreuses. C'est grâce à la superposition de multiples récits que les faits, éclairés sous plusieurs angles différents, apparaissent peu à peu au lecteur avec leur relief. Si l'auteur raconte plutôt qu'il n'interprète, il est évident toutefois que le choix des épisodes n'a pas été laissé au hasard. Non content de concéder leur juste place aux actes du pouvoir impérial et aux décisions de l'administration, l'auteur s'arrête longuement sur les intrigues de cour ou les péripéties des grandes carrières politiques. Toutefois, il ne s'intéresse guère aux conditions de vie de la masse des paysans ou des citadins. Par ailleurs, la vie des grands eux-mêmes n'apparaît que sous ses aspects exemplaires, en bien ou en mal. L'histoire est une leçon pour la postérité, une compilation d'anecdotes édifiantes qui illustrent les principes de la morale officielle. Cette fonction même de l'histoire justifie ses préoccupations littéraires. Sima Qian est l'égal des anciens chroniqueurs, ses modèles, pour la force et la densité du style, il les surpasse pour la vie et la couleur du récit.

Il y a peu d'écrivains dans l'histoire des littératures qui aient exercé une aussi longue influence que Sima Qian. Pendant près de vingt siècles, les historiens vont se régler sur son oeuvre, quoique incapables de l'égaler. L'Histoire des Han antérieurs de Ban Gu prend les Mémoires historiques pour modèle et leur emprunte textuellement de longs passages. C'est le premier d'une série d'ouvrages officiels, intitulés les Vingt-quatre Histoires, qui constituent une peinture ininterrompue de la Chine depuis les Han jusqu'à la fin des Ming. Chacun des livres de cette collection, extraordinaire pour sa continuité et son uniformité, a été préparé par les archivistes de la dynastie qu'il concerne et rédigé par les historiographes de la suivante. Les règles du genre, posées par Sima Qian, n'ont guère varié, même si le plan d'ensemble a été parfois retouché. Bref, l'historiographie chinoise et ses ramures indéfiniment multipliées s'épanouissent au-dessus d'une souche unique, les Mémoires de Sima Qian.

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cuisine

Il existe en Chine de nombreuses cuisines dont les plus connues et les plus répandues sont celles du Shandong, du Sichuan, du Guangdong, du Fujian, du Jiangsu, du Zhejiang, du Hunan et de l'Anhui, appelées communément les Huit grandes cuisines de Chine.

La formation d'une cuisine est liée aux traditions ancestrales et aux originalités gastronomiques, en même temps qu'elle est influencée par la géographie, les conditions climatiques, la particularité des ressources et les habitudes culinaires de la région. Les gens ont établi des comparaisons pour qualifier les huit grandes cuisines: les cuisines du Jiangsu et du Zhejiang ressemblent aux beautés du Sud, celles du Shandong et de l'Anhui ont la force des costauds du Nord, celles du Guangdong et du Fujian présentent la noblesse des princes et celles du Sichuan et du Hunan ont les traits des lettrés talentueux.

la cuisine cantonnaise
Selon les écrits historiques, la cuisine cantonnaise apparut sous la dynastie des Han de l'Ouest. Elle s'est perfectionnée sous les Song du Sud grâce à l'arrivée des cuisiniers impériaux à Guangzhou, s'est rapidement développé sous les Ming et les Qing et s'est répandue dans le monde entier au XXe siècle au fur et à mesure du développement du commerce extérieur, tout en assimilant des particularités de la cuisine occidentale. Rien qu'à New York, on compte actuellement un millier de restaurants spécialisés dans la cuisine cantonnaise. Celle-ci formée à la base des cuisines de Guangzhou, de Chaozhou et de Dongjiang, est caractérisée par de nombreux ingrédients, des plats variés et des présentations originales et met l'accent sur la préparation de plats savoureux, tendres, rafraîchissants et onctueux.
Les plats varient souvent selon les saisons: en été et en automne, on propose des plats légers; en hiver et au printemps, des plats épais et onctueux. Les condiments utilisés sont variés et les saveurs sont riches (acide, douce, amère, salée, piquante et savoureuses). La cuisine cantonnaise est connue pour ses techniques jian (faire revenir), zha (frire), hui (cuire des ingrédients multiples et de la pâte de fécule au moment où on sort les aliments de la poêle), dun (cuire à feux doux) et bian (faire sauter cru).
Les plats les plus fameux sont: la Rencontre du serpent, du dragon, du tigre et du phénix, le Bouillon aux cinq serpents, le Poulet grillé au sel et au poivre de Cayenne, le Bœuf à la sauce d'huîtres, le Cochon de lait rôti, les Crevettes géantes cuites à sec et la Courge farcie cuite à la vapeur.

la cuisine du Sichuan
La cuisine du Sichuan fut élaborée à la fin de la dynastie des Qin et au début de la dynastie des Han. Elle connut un développement rapide sous les Tang et les Song et acquérit sa renommée sous les Ming et les Qing. Actuellement, des restaurants de la cuisine du Sichuan parsèment le monde. Comprenant principalement les cuisines de Chengdu et de Chongqing, la cuisine du Sichuan met l'accent sur le choix des ingrédients, l'emploi de condiments et la présentation des plats. Elle est caractérisée par les goûts aigre, sucré, piquant, épicé et les plats gras et à sauce épaisse. Les principaux condiments utilisés sont: le piment, le poivre de Cayenne, le piper nigrum et le gingembre. La cuisine du Sichuan est qualifiée par une expression populaire "un plat un goût, cent plats cent goûts". Les principaux procédés culinaires consistent à faire griller, cuire à la sauce brune, faire sauter sans huile et cuire à la vapeur. La cuisine du Sichuan sait marier diverses saveurs sur la base des cinq goûts salé, sucré, épicé, piquant et aigre, en ajoutant divers condiments pour obtenir un plat à la sauce épaisse et aux saveurs mûlées. Cette cuisine propose au total 23 saveurs: celle de la cuisine familiale, salée et unique, celle des épices et celle singulière du litchi qui sont très connues. Ses célèbres plats sont les Emincés cuits à sec, l'Anguille cuite à l'étouffée, le Poulet au goût extraordinaire, le Tofu aux épices, etc.

la cuisine du Hunan
La cuisine du Hunan a évolué sur la base des cuisines du bassin du Xiangjiang, de la région du lac Tongting et de la région montagneuse du Hunan de l'ouest. L'emploi de nombreux ingrédients notamment de piments et de viande salée et fumée, les plats épais et de couleur foncée et les goûts savoureux, aigre, piquant et tendreté caractérisent la cuisine du Hunan. Ses principaux procédés de préparation sont: la (salaison), xun (viande fumée), wei (cuire à feu vif avant de corser la sauce), zheng (cuire à la vapeur), dun (cuire à feux doux), zha (faire frire), chao (faire sauter). La cuisine du Hunan est connue pour des plats comme "Assortissement de salaisons", "Poulet sauté de Dong'an", "Poulet aux épices", "Ailes de requin cuites à la sauce brune", "Soupe aux tripes", "Graines de lotus au sucre candi", "Poisson Jinqian", etc.

la cuisine du Shandong
Après la dynastie des Song, la cuisine du Shandong devint une cuisine représentative du Nord. Sous les dynasties des Ming et des Qing, elle entra à la Cour et fut considérée comme cuisine principale, exerçant dès lors une grande influence dans les régions de Beijing, de Tianjin et du Nord-Est de la Chine. L'actuelle cuisine du Shandong a évolué sur la base de la cuisine régionale de Jinan et du Shandong de l'est; elle est caréctérisée par des plats parfumés, tendres et délicats. Ses spécialités sont surtout la soupe claire et raffinée et la soupe lactée et odorante. La cuisine de Jinan est riche des procédés suivants: le bao (faire frire les aliments à feu vif), le shao (cuire à la sauce brune), le zha (faire frire à feu vif avec beaucoup d'huile) et le chao (faire sauter rapidement); elle est connue pour des plats comme la Carpe du fleuve Jaune à la sauce aigre-douce, la Conque marine cuite à la sauce brune, la Crevette géante grillée et la Soupe au nid de salanganes. La cuisine du Shandong de l'est est célèbre pour sa façon de préparer les fruits de mer et est caractérisée par des saveurs raffinées et légères. Elle doit sa renommée à certains de ses plats comme la Conque marine frite, l'Oreille de mer à l'étouffée et la Soupe lactée aux noix.

la cuisine de l'Anhui
La cuisine de l'Anhui, regroupant les cuisines locales des régions riveraines du Changjiang, du Huaihe et de Huizhou, met l'accent sur le choix d'ingrédients simples, le feu, la présentation et le goût relevé et est célèbre pour ses plats compossés de gibier et de fruits de mer. Elle excelle en techniques de préparation comme shao (cuire à la sauce brune), men (cuire à l'étouffée) et dun (cuire à feux doux). Ses spécialités sont: "Poulet cuit à la sauce brune de Fuliji", "Tortue de carapace molle au jambon", "Poisson mandarin frais et salé", "Jambon aux pousses de bambou", "Faisan aux pousses de bambou et aux légumes salés", "Poisson au lait", "Alose fumée", etc.



ethnies

Groupes ethniques, population et régions d'habitation:

Han, 1 042 480 000, Dans l'ensemble du pays
Zhuang, 10 555 580, Guangxi, Yunnan, Guangdong, Guizhou
Hui, 8 612 000, Ningxia, Gansu, Henan, Xinjiang, Qinghai, Yunnan, Hebei, Shandong, Anhui, Liaoning,Beijing, Mongolie Intérieure, Heilongjiang, Tianjin, Jilin, Shaanxi
Ouïgour, 7 207 000, Xinjiang, Hunan
Yi, 6 578 500, Sichuan, Yunnan, Guizhou, Guangxi
Miao, 7 383 600, Guizhou, Yunnan, Hunan, Guangxi, Sichuan,Guangdong, Hubei
Mandchou, 9 846 800, Liaoning, Heilongjiang, Jilin, Hebei, Beijing, Mongolie Intérieure,Tibetain
Tibetain, 4 593 100, Tibet, Sichuan, Qinghai, Gansu, Yunnan
Mongol, 4 802 400, Mongolie Intérieure, Xinjiang, Liaoning, Jilin, Heilongjiang, Qinghai, Hebei, Henan, Gansu, Yunnan
Tujiav, 192 600, Qinghai, Gansu, Hunan, Hubei, Sichuan, Guizhou
Bouyei, 2 548 300, Guizhou
Coréen, 1 923 400, Jilin, Heilongjiang, Liaoning, Mongolie intérieure
Dong, 2 508 600, Guizhou, Hunan, Guangxi
Yao, 2 137 000, Guangxi, Hunan, Yunnan, Guangdong, Guizhou
Bai, 1 598 100, Yunnan, Hunan
Hani, 1 254 800, Yunnan
Kazak, 1 110 800, Xinjiang, Gansu
Li, 1 112 500, Guangdong
Dai, 1 025 400, Yunnan
Lisu, 574 600, Yunnan, Sichuan
She, 634 700, Fujian, Zhejiang, Jiangxi, Guangdong
Lahu, 411 500, Yunnan
Wa, 352 000, Yunnan
Sui, 347 100, Guizhou, Guangxi
Dongxiang, 373 700, Gansu, Xinjiang
Naxi, 277 800, Yunnan, Sichuan
Tu, 192 600, Qinghai, Gansu
Kirghiz, 143 500, Xinjiang
Qiang, 198 300, Sichuan
Daur, 121 500, Mongolie Intérieure, Heilongjiang, Xinjiang
Jingpo, 119 300, Yunnan
Mulam, 160 600, Guangxi
Xibe, 172 900, Xinjiang, Liaoning, Jilin
Salar, 87 500, Qinghai, Gansu
Blang, 82 400, Yunnan
Gelao, 438 200, Guizhou, Guangxi
Maonan, 72 400, Guangxi
Tadjik, 33 200, Xinjiang
Primi, 29 700, Yunnan
Nu, 27 200, Yunnan
Achang, 27 700, Yunnan
Ewenki, 26 400, Mongolie Intérieure, Heilongjiang
Gin, 18 700, Guangxi
De'ang, 15 500, Yunnan, Benglong
Ouzbek, 14 800, Xinjiang
Jino, 18 000, Yunnan
Yugur, 12 300, Gansu
Bonan, 11 700, Gansu
Derung, 5 800, Yunnan
Tatar, 5 100, Xinjiang
Oroqen, 7 000, Mongolie Intérieure, Heilongjiang
Russe, 13 500, Xinjiang
Gaoshan, 2 900, Taiwan, Fujian
Hezhen, 4 300, Heilongjiang
Monba, 7 500, Tibet
Lhoba, 2 300, Tibet


shopping

Si vous réglez le montant de vos achats avec une carte de crédit, ne la perdez pas des yeux et n'oubliez pas de récupérer le double. Il très préférable de payer en monnaie locale ou en dollar/euro. Il y a des distributeurs de billets en ville (ATM), dissimulez bien la saisie de votre code personnel..

- Le thé des boutiques spécialisées, il y en a d'excellents !
- Les antiquités chinoises (interdites d'exportation si plus de 100 ans d'âge)
- Porcelaine chinoise
- Des vêtements en soie.


Merci à l'Office National du Tourisme Chinois, à l'agence
XINHUANET, au ministère des affaires étrangères et à l'OMS. ASIE HOTELS 2005.